Le projet de la voie verte de la Vallée de l’Ain
Le Groupement d’Action Vallée de l’Ain est une association loi 1901, chargée de mettre en place le programme européen LEADER + sur un territoire de 17 communes réparties sur plusieurs Communautés de Communes et Contrats Développement régionaux Rhône-Alpes. L’objectif de ce programme est de maîtriser, développer les loisirs pour les résidents et le tourisme au cœur de la vallée de l’Ain, tout en préservant un environnement naturel privilégié. Dans cette optique, le GAL développe un projet de voie verte en bordure de la rivière d’Ain. Un pré-projet intitulé « chemin multimodal de la Vallée de l’Ain » a été élaboré en 2004, présentant le concept et proposant un premier tracé. Une étude de faisabilité, réalisée par Altermodal, a ensuite été lancée pour affiner les propositions, identifier les cibles, la fréquentation attendue, proposer des solutions techniques et les modalités de réalisation. Ce document vous propose de faire un point sur l’avancement du projet.
Véloroutes et voies vertes : définitions
La « voie verte » est un nouveau concept de voie réservée à tous les usagers non motorisés, cyclistes, piétons, rollers, cavaliers, personnes à mobilité réduite. Elle est aujourd’hui officiellement reconnue par le code de la route. La voie verte ne doit pas être confondue avec la « véloroute » qui est un itinéraire cyclable longue distance empruntant tour à tour voies vertes, petites routes et aménagements cyclables traditionnels (pistes et bandes cyclables). Le chemin multimodal de la Vallée de l’Ain correspond bien à ce concept de voie verte, même s’il utilisera également des petites routes à très faible trafic.
Véloroutes et voies vertes : un véritable phénomène social On observe en France depuis 5 ans un véritable « phénomène voie vertes » nouveau, jamais observé auparavant dans de pareilles proportions. Les nombreux chiffres de fréquentation compilés sont éloquents avec plusieurs centaines de milliers de passages dans des agglomérations de taille moyenne et sur les littoraux. Même en milieu rural, les voies vertes connaissent un engouement considérable.
Les voies vertes permettent surtout de mettre au vélo de nouvelles catégories de clientèle très sensibles aux questions de sécurité. Plus féminine, plus jeune avec de nombreux enfants mais aussi des personnes âgées, plus conviviale, c’est un nouveau marché qui s’ouvre aux pratiques de loisirs.
Le concept multi-usagers de la voie verte fonctionne bien puisque les non-cyclistes, rollers, joggers, piétons, handicapés représentent un bon tiers des pratiquants, et sont mêmes majoritaires sur certains sites. Ces aménagements concernent toutes sortes de cibles : résidents, excursionnistes, touristes en court séjour de Pâques à la Toussaint en dehors de la période estivale, touristes en séjour en période estivale, cyclistes itinérants longue distance…
Pourquoi une voie verte ?
Les enjeux : un aménagement qui servira d’abord aux habitants
Les objectifs du projet de voie verte sont multiples :
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Répondre aux attentes des habitants en terme de qualité de vie, pour faciliter les déplacements de proximité, des jeunes notamment, favoriser la découverte de leur propre environnement, développer de nouvelles formes de loisirs pour les familles et les personnes âgées. La voie verte est un aménagement multi-usagers et multi-générationel sur lequel toute la population se retrouve et peut échanger dans un cadre convivial et agréable.•
Répondre à une demande forte de loisirs des Rhônalpins pour l’excursion à la journée. Les exemples de voies vertes proches montrent qu’un tel aménagement est attractif et génère des retombées positives pour les restaurateurs et les activités artisanales.•
Améliorer la qualité et l’attractivité touristique du territoire en offrant un espace de découverte plus large. Le territoire du GAL compte 7.000 lits touristiques, dont 2.200 en hébergement marchand. La voie verte permettra d’offrir aux touristes un espace de découverte de l’ensemble du territoire et un espace de déplacement sécurisé.•
Donner plus de cohérence aux sites et aux projets disséminés sur le territoire : le chemin rapprochera l’ensemble des sites éclatés sur le territoire.•
Mieux gérer le rapport à la rivière : l’aménagement d’une voie verte, en canalisant les accès à l’eau peut être une opportunité de mieux gérer et orienter la fréquentation autour de la rivièrLes atouts de la vallée de l’Ain :
La Vallée de l’Ain possède de très nombreux atouts pour assurer la réussite de la voie verte
• La richesse naturelle et la présence sensible de l’eau tout au long de l’itinéraire.
• La variété des séquences paysagères des Brotteaux à la plaine alluviale jusqu’au domaine karstique de Romanèche et aux paysages viticoles du pays de Cerdon.
• De nombreux points de baignade avec l’Ile Chambod et les autres sites le long du parcours.
• Le bassin de chalandise du projet est considérable avec plus de 2.7M de personnes à moins d’une heure.
• Le bassin de vie de Bourg-en-Bresse ne compte aucune voie verte à moins de 30 minutes.
• L’itinéraire de la vallée de l’Ain, déjà utilisé par des groupes de néerlandais et d’allemands,pourrait très bien s’inscrire dans un grand itinéraire du Jura et rejoignant l’itinéraire du Léman à la Méditerranée.
Pour toutes ces raisons, le projet a une véritable carte à jouer sur un positionnement très nature, plus intimiste que les projets du Léman à la Mer, le long de la Saône ou sur d’anciennes voies ferrées.
Le bassin de Bourg-en-Bresse sur lequel n’existe aucune voie verte est situé à moins de 15 minutes. Le projet bénéficie d’une zone de chalandise très importante avec plus de 2.7M de personnes à moins d’une heure et l’accès aux agglomérations de Lyon et Genève. La plupart des projets de voies vertes situées dans ce périmètre sont pour beaucoup sur des anciennes voies ferrées ou le long de cours d’eau importants. La voie verte de la Vallée de l’Ain a tout intérêt à jouer la carte nature complémentaire plutôt que concurrentielle.
La voie verte aura une largeur moyenne de 2.5m permettant à tous les usagers de cohabiter sans difficulté.Le choix d’un revêtement naturel en calcaire sera mieux en phase avec l’environnement naturel de la vallée. Il s’agira d’une grave calcaire compactée. Un traitement avec liant est proposé dans les secteurs soumis fréquemment aux crues, au ravinement ou au passage d’engins agricoles.

Un projet en phase avec les projets des partenaires
Le projet est totalement en phase avec les études de clientèles et les orientations des différents partenaires potentiels :
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Il correspond bien à la demande de loisirs des familles de Rhône-Alpes, qu’elles soient sportives ou ayant des pratiques plus occasionnelles.• Il est également en phase avec les orientations du CDT pour toucher les clientèles de proximité et améliorer les activités avec des enfants, socialement visibles « la tranquillité mais pas l’ennui ».
• Il correspond aussi parfaitement bien aux orientations du Bassin de Vie de Bourg-en-Bresse :des activités à pratiquer ensemble, adaptées à chaque tranche d’âge, répondant à un besoin de sécurité et permettant un moment d’écoute, d’aventure et de bonheur partagé.
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Dans l’étude de réhabilitation des plans d’eau de Chenavieux et Rebattey, la pratique du vélo était une des principales demandes des usagers.U
n concept d’aménagement ouvert à tous :La voie verte est conçue pour être accessible à tous, enfants, handicapés, personnes âgées et pas seulement aux sportifs :
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Sa largeur standard est de 2.5m pour permettre aux usagers de cheminer de front pour discuter tout en marchant ou en roulant.•
Sa qualité de roulement permet de circuler en vélo tout chemin (VTC), avec une poussette ou un fauteuil handicapé.•
Il utilise tour à tour des chemins, des sentiers stabilisés légèrement élargis pour permettre une cohabitation harmonieuse, des petites routes à faible trafic. Dans certains sa réalisation nécessite des acquisitions foncières et l’aménagement d’un nouveau cheminement mais également plusieurs passerelles pour franchir des cours d’eau.•
La voie verte utilise pour l’essentiel des matériaux naturels comme des graves calcaires compactées ou des méthodes de traitement en place des matériaux par scarification, broyage et nivellement. Dans les secteurs soumis aux crues, à l’érosion ou au passage fréquent d’engins agricoles, l’adjonction d’un liant chaux-ciment et d’un adjuvant permettent d’augmenter fortement la durée de vie des matériaux.•
Une signalisation homogène permet de se repérer sur tout le parcours et de découvrir la richesse de l’environnement naturel et culturel.•
Des aires d’arrêts permettent de se reposer, pique-niquer, contempler ou se renseigner.Les itinéraires
Le réseau d’itinéraires peut s’articuler en quatre parties réalisables par phases :
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Un axe majeur le long de l’Ain desservant les principaux pôles d’intérêt à proximité de la rivière : Ile Chambod, Romanèche, Cerdon, Poncin, Neuville, Pont d’Ain, Chenavieux.•
Des liaisons avec Jujurieux, St Jean et Ambronay depuis Neuville et Pont d’Ain offrant un accès intéressant au chemin pour la population de ces communes et une série de boucles de découvertes pour les touristes.•
Les liaisons Priay – Ambronay – Chenavieux.•
Une partie sud de Priay à Villette et Châtillon permettant à court terme d’améliorer les conditions de déplacements des habitants. A terme, le projet aurait tout intérêt à s’articuler avec l’itinéraire Léman-Mediterrannée et le site touristique majeur de Pérouges.


La mise en oeuvre
La mise en œuvre du chemin multimodal pourrait suivre les 3 phases de réalisation du réseau. Plusieurs étapes seront nécessaires pour réaliser ce projet :
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Un portage politique du projet : l’identification d’un élu porteur du projet est indispensable pour finaliser un tour de table financier auprès du Conseil Général et du Conseil Régional.•
L’identification des maîtres d’ouvrage : Les deux Communautés de Communes Bugey-Vallée de l’Ain et Pont d’Ain sont les plus indiquées pour porter la maîtrise d’ouvrage des projets sur leur territoire dans les phases 1 à 3. Les communes situées hors de ces deux communauté pourront soit réaliser elles-mêmes les travaux, soit prévoir des conventions de délégation ou de co-maîtrise d’ouvrage auprès de ces deux Communautés de Communes.•
Accord des Communes et des Communautés de Communes sur le principe du projet et sur ses modalités. Une première consultation avait été faite à l’issue de la réalisation de la préétude.Une seconde sera nécessaire pour valider les modalités de mise en œuvre.•
Les négociations foncières avec les propriétaires privés concernés par l’itinéraire sont à engager au plus vite car elles peuvent être source de délais considérables. A défaut, les acquisitions peuvent être réalisées par le biais d’une DUP mais sont sources de rallongement important des délais de réalisation.•
Une fois ces préalables établis, la concertation avec les riverains, chasseurs, pêcheurs,associations de randonnée, associations environnementales doivent être engagées en phase travaux pour bien prendre en compte tous les usages de l’itinéraire et assurer au mieux une cohabitation entre tous les usagers des bords de l’eau.•
Des compléments techniques sur les points complexes, les passerelles ou les points soumis à des aléas forts en période de crue notamment.•
Le recrutement en interne ou externe d’un maître d’œuvre pour rédiger, assurer les consultations et suivre les travaux.•
La signature de conventions de travaux et d’entretien avec chacune des communes, le Département et l’Etat sur les itinéraires relevant de leur domanialité.•
Le lancement des consultations sur l’infrastructure (revêtement), les ouvrages (fourniture et pose de passerelles), le mobilier et la signalisation et le suivi des travaux.

La valorisation touristique
A l’issue de la réalisation des travaux, une coordination de la valorisation touristique sera à mener autour d’un certain nombre d’outils avec l’appui des offices de tourisme et du CDT :
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Réalisation d’un topo-guide et d’une brochure d’appel de l’itinéraire diffusés dans les offices,auprès des hébergeurs et par les partenaires Départements et Région.•
Dossier de presse et accueil de presse régionale, spécialisée et presse magazine.•
Création d’un site internet du réseau d’itinéraire.•
Organisation d’un évènement mobilisateur pour la population locale.•
Travail de sensibilisation des prestataires hébergeurs, loueurs et restaurateurs pour optimiser les retombées économiques.Concept
La voie verte de la vallée de l’Ain : un espace de pratique multi-usages où se rencontrent
toutes les générations, un projet au service des habitants, un outil de développement
touristique.
Contact
Géraldine BOGHOSSIAN
GAL Vallée de l’Ain
Mairie de Neuville/Ain
01160 Neuville/Ain
Tél. : 04 74 37 75 98
Email : galgalvin@aol.fr